
Je n'ai pas voulu répondre dans la précipitation à la question de ma candidature au Sénat. C'est une décision personnelle importante qui mérite d'y réfléchir posément. Elle engage l'avenir. Je m'accorde le temps nécessaire, sans le gaspiller.
Ma réaction à la décision de Jean-François Le Grand de ne pas se représenter est qu'il a raison de ne pas s'accrocher et se cramponner comme tant d'autres l'ont fait. C'est une décision de sagesse républicaine. Il veut préparer l'avenir, ouvrir la voie au renouvellement. 29 ans au Sénat, c'est déjà une carrière considérable! Jean-François Le Grand veut consacrer toutes ses forces au Conseil général, où je l'accompagne. Il y a fort à faire...

Mais le renouvellement pour le renouvellement ne suffit pas. Je serai moi-même "grand électeur" aux élections sénatoriales de septembre prochain. C'est une mission bien particulière: être électeur est un droit; être "grand électeur" est une fonction. Elle s'exerce en conscience, dans l'intérêt général. Elle consiste à rechercher les personnalités les plus qualifiées pour porter l'avenir de notre Département et de ses communes et pour les représenter avec force au sein de la deuxième chambre du Parlement. C'est un choix important.
Il faut une équipe de Sénateurs reconnus, unis et complémentaires, capables de défendre la Manche et de soutenir les ambitions de notre Département au plan national. Il faut des femmes et des hommes dynamiques ayant à la fois la légitimité et l'expérience du terrain et une capacité d'action reconnue au plan national, avec de bons réseaux.
Ce n'est pas facile d'être sénateur. Il y faut à la fois sens du dialogue, qualités d'écoute, autorité et compétence. La voix de la Manche doit compter. Pour cela, elle doit être portée par des élus nationaux ayant des convictions claires et bien affirmées, qui savent choisir et décider et ne resteront pas entre deux chaises au moment où notre pays est confronté à de multiples épreuves nationales et internationales.
Je ferai part de ma décision sous quinzaine.