
Comme chaque année le concours international de saut d’obstacle de Saint-Lô a été un grand succès. Dimanche, chacun retenait son souffle tandis que les cavaliers s’élançaient sur le parcours d’obstacles. Comme souvent, de nombreuses surprises se sont produites : l’harmonie entre le cheval et son cavalier, les réglages au millimètre pour calculer la foulée de l’animal face à l’obstacle sont des idéaux dont il est bien difficile de se rapprocher quand on est pris par la vitesse du parcours et les réactions imprévisibles de l’animal. C’est pourquoi ce type de compétition capte si facilement l’intérêt du public, charmé par l’élégance du spectacle comme par les rebondissements de la compétition, où entrent beaucoup de leçons de vie.
C’est aussi l’occasion, dans un contexte marqué par un certain marasme, de souligner l’excellence de nos éleveurs, de nos entraîneurs et de nos cavaliers. Le « selle français » est avant tout un « selle normand », voire un « selle manchois ». Il est bon de le savoir. C’est pourquoi la Manche et la Basse Normandie soutiennent la filière équine et parrainent ce type de compétitions de haut niveau, qui en sont la vitrine. Une réflexion doit maintenant s’engager pour développer notre reconnaissance internationale et donc notre capacité exportatrice. Certains portent leurs ambitions vers la Chine. Ils ont raison et je suis prêt à les soutenir.