
Nous avons célébré le 68ème anniversaire du Débarquement dans le recueillement et l'émotion. J'étais à Saint-Lô, chef de lieu de notre département, ville-martyre de la Libération, en grande partie détruite par les bombardements alliés au soir du 6 Juin 1944, laissant plusieurs milliers de morts sous les décombres et de très nombreux blessés marqués pour la vie.
A la solennité du moment s'ajoutait une profonde gravité. Les Saint-Lois ont tous des parents victimes civiles de la guerre. La ville, si vivante aujourd'hui, si animée, si active, si joyeuse, si accueillante pour les familles, si ouverte à la culture et à la jeunesse, porte encore les stigmates de ce cataclysme qu'elle ne veut pas, qu'elle ne peut pas, qu'elle ne doit pas oublier, sans pour autant s'empêcher d'aller toujours de l'avant.
Se souvenir de la guerre et de ses horreurs, c'est encore une manière de vouloir la paix et la concorde et de se motiver pour l'Europe, aujourd'hui plus nécessaire à la France et au Français qu'elle ne l'a jamais étée.