dim.
02
déc.
2012

A l’initiative du Député Gwénael Huet, 350 personnes s’étaient rassemblées à Avranches le 27 Novembre dernier pour réfléchir aux conséquences du projet d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe.
Chacun a bien compris qu'en réalité ce projet ne vise pas à supprimer une discrimination. Nous devons tous défendre nos concitoyens victimes de discriminations, par exemple dans l’accès à l’emploi ou au travail. L’homophobie est aussi répréhensible que toute forme de racisme. Mais si le mariage est réservé aux couples formé d’un homme et d’une femme, ce n'est pas par injustice, c’est parce qu’il s’agit d’une institution familiale. Or, un enfant ne peut naître d’un couple homosexuel. Certes, deux personnes de même sexe peuvent ensemble élever un ou plusieurs enfants. Ceola se produit relativement souvent (environ 25 000 enfants seraient dans ce cas). Mais alors, il n’y a qu’une mère ou un père ; il ne peut y en avoir deux par l'opération de la loi, sauf à créer dans l’esprit de cet ou de ces enfants une confusion grave dont il souffrira. Ce n’est pas une question de qualités éducatives pour les adultes qui élèvent ensemble des enfants. C’est une question de vérité. Un enfant a besoin de vérité. Le deuxième adulte peut bénéficier du régime du beau-parent, si fréquent aujourd’hui pour les familles recomposées. Mais un beau-parent n’est pas un parent. C’est pourquoi il est important de ne pas imposer par la loi une conception de la famille où deux pères ou deux mères vaudraient exactement en droit un père et une mère.
lun.
27
févr.
2012
La Manche n'avait pas de stand au Salon de l'Agriculture. A la suite de la visite du conseil général en 2011, la décision a été prise sur proposition du Président Le Grand, d'être désormais présent, à proximité de nos deux exposants actuels, M.Venisse et M.Bazire.
Il faut reconnaître la qualité de notre installation et l'effet positif de notre présence pour mieux faire connaître nos productions agricoles de toute nature mais aussi ostréicoles et conchylicoles.
Nous sommes fiers de nos productions. Le devoir du Conseil général est bien de contribuer à les faire connaître. Nous avons inauguré notre installation le dimanche d'ouverture, le 26 Février, en présence de Rémi Baillache, Président de notre Chambre d'agriculture.
J'attends aussi de notre présence des retombées indirectes possibles sur la fréquentation touristique.
Nous avons étés moins heureux que l'an dernier pour le concours des vaches laiitères de race normande. Notons cependant qu'Anodine, qui avait été présentée l'an dernier à Jacques Chirac, a obtenu un deuxième prix. Une belle carrière pour une belle Normande. Bravo à la famille Jamet qui exploite l'EARL des Sources à Ozeville !
jeu.
23
févr.
2012

Jeudi 16 février dernier, une délégation d’élus du Sud Manche dont je faisais partie a été reçue au cabinet de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement.
Cette réunion a été l’occasion de réaffirmer notre volonté d’obtenir le maintien des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit en rappelant le caractère unilatéral de la décision de destruction, son coût, les risques de pollution liés à la vidange, les risques d'inondations en aval, l'intérêt de maintenir une production hydroéléctrique propre, et bien sûr l'avenir touristique de la Mazure.
Pourtant, le Gouvernement ne renonce pas à sa décision, prise en 2009. Il souligne que le classement de la rivière et une directive européenne lui en font l'obligation juridique.
L’Etat a cependant pris un engagement clair : le premier "coup de pioche" n’interviendra pas tant que le plan de réhabilitation de la Vallée n’aura pas été intégralement défini et financé. Ce plan se fera en concertation entre l’Etat et les collectivités territoriales.
Par ailleurs, l’exploitation hydroélectrique est maintenue jusqu’à la vidange des barrages.
Il a aussi décidé d'allonger le calendrier initialement prévu et de mobiliser des crédits importants (15 millions d'euros) pour lamise en oeuvre de sa décision.
Cette rencontre nous a ainsi permis d’obtenir un certain nombre de clarifications, sur les points suivants:
- le calendrier, qui sera adapté pour permettre la mise en œuvre des mesures d’accompagnement économique avant l’abaissement des plans d’eau ;
- le financement ; 5 M € seront consacrés au démantèlement des ouvrages, 5 M € seront alloués à la renaturation de la rivière et de la vallée de Saint-Hilaire à la Baie, et une enveloppe minimale de 5 M € sera débloquée pour accompagner les projets économiques, dont 2 M € disponibles immédiatement pour un projet sur la Mazure ;
- enfin, des études relatives à la possibilité de maintenir le barrage de la Roche-qui-Boit sont annoncées.
mar.
21
févr.
2012

Vendredi 17 février dernier, j’ai inauguré l’arrivée de l’Internet haut débit à Coulouvray-Boisbenâtre, en présence notamment de Rémy Dupuy, délégué régional d'Orange pour la Basse-Normandie qui , à ma demande, a investi, sur ses fonds propres 100 000 € pour implanter un nouvel autocommutateur raccordé à la fibre optique.
Grâce à ce nouvel équipement, les habitants vont, comme ils le demandaient depuis des années, avoir le même accès que leurs voisins à l'ADSL. Leur mobilisation a payé! Nous marquons ainsi des points dans la compétition des territoires!
Cela permettra certainement d’attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises.
J'en profite pour saluer l’action de Manche Numérique, présidé par mon ami et collègue Gilles Quinquenel, qui s’investit chaque jour à réduire les inégalités territoriales en matière numérique, par le déploiement d’infrastructures haut et très haut débit et par la promotion des usages de l’Internet.
Enfin, l’Etat vient d’allouer une enveloppe de 18 millions d’€ au département de la Manche pour son projet de déploiement du très haut débit. Parmi les premiers départements en France à recevoir un tel soutien financier, cette enveloppe va permettre de réaliser progressivement un projet ambitieux d’un accès très haut débit pour tous.
ven.
17
févr.
2012
mar.
14
févr.
2012
lun.
13
févr.
2012

C'est une distinction particulièrement légitime qui a été remise samedi dernier à Blainville-sur-Mer à Jean Letellier, qui était fait Officier du Mérite agricole en présence d'une nombreuse
assemblée .
Qui ne connaît pas Jean Letellier dans la Manche? Cet homme discret, dont le franc parler est néanmoins célèbre, a été de tous les combats de l'agriculture, allant jusqu'à la présidence
d'Elle-et-Vire, étant aussi administrateur du Crédit Agricole et conseiller municipal de Blainville-sur-Mer.
Ce qui me frappe avec des personnalités comme Jean Letellier, ce n'est pas seulement leur réussite, c'est le sens qu'ils ont donné à leur existence en la plaçant sous le signe d'un engagement au service des autres, ici la profession agricole et aussi l'engagement munhicipal et associatif, et c'est leur humilité. Beaucoup ont été étonnés d'apprendre, même parmi ses amis, qu'il était aussi le petit-fils d'un grand ministre de la IIIème République qui fut le fondateur du Bureau International du Travail à Genève, Albert Thomas. Son nom est entré dans l'histoire au même titre que celui de Jean Monnet, l'un des grands pionniers de l'Europe.
dim.
12
févr.
2012

L'inauguration le 8 Février dernier de l'unité Alois de la maison de retraite de Saint-Sauveur-le-Vicomte a été l'occasion de souligner la nécessité d'adapter sans relâche
notre politique en faveur des personnes âgées. Le Département de la Manche fait un énorme effort en ce sens dans le cadre du Plan Solidarité Grand
Âge que j'ai eu le privilège de lancer pour toute la France en juin 2006 . Il s'agit:
- de donner une forte priorité au maintien à domicile grâce à l'APA, malgré le coût financier très lourd de cette allocation pour le Département;
- de permettre l'amélioration de la qualité de l'accompagnement des personnes les plus dépendantes en maison de retraite médicalisée: près de 7 agents pour 10 personnes âgées
dépendantes, 10 pour 10 quand il s'agit de grands dépendants;
-d'augmenter le nombre de places pour réduire les délais d'attente: + 750 entre 2006 et 2014, c'est à dire une hausse de 15%;
- de maitriser l'évolution des prix de journée, déjà très élevés, qui restent à la charge des familles, ce qui rend urgente la réforme de la prise en charge de la dépendance
sisouvent reportée.
Enfin, il est indispensable que toutes les maisons de retraite bénéficient progressivement d'une unité dédiée à la prise en charge de la maladie d'Alzheimer. Il faut aussi créer des services d'accueil de jour pour les malades mais aussi pour aider les aidants en leur permettant d'avoir un droit au répit et de profiter aussi d'un lieu de parole.
sam.
04
févr.
2012

Mardi dernier, j'ai défendu à la tribune du Sénat le projet de loi de programmation relatif à l'exécution des peines. Ce projet prévoit de lutter contre la saturation de nos prisons par la construction de nouvelles places, dont une partie pour les mineurs et une partie pour l'accomplissement de courtes peines. Il vise aussi à créer partout des cellules individuelles, à améliorer les conditions de suivi des détenus atteints de troubles psychiques, à augmenter les moyens consacrés à l'aménagement des peines, par exemple le bracelet électronique. La majorité socialiste, écologiste et communiste du sénat a taillé en pièces le projet en proposant un "mécanisme de prévention de la surpopulation carcérale", expression technocratique pour dire qu'il ne faut plus incarcérer les détenus condamnés à de petites peines et qu'il faut libérer des détenus avant d'incacérer de nouveaux condamnés. L'Assemblée nationale devra se prononcer en dernier ressort.
Cette réforme prolonge et complète les lois précédentes en matière pénitentiaire:
-la loi du 9 septembre 2002 de programmation pour la justice voulue par Jacques chirac, qui a permis la création des centres éducatifs fermés, l'institution du juge de proximité et le
lancement d'un programme de construction de places de prison,
- la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 souhaitée par Nicolas Sarkozy, qui a donné un nouvel élan aux alternatives à la prison et humanisé les conditions de la détention dans notre
pays.
En effet, même si nous avons moins de prison que les autres pays européens, les prisons françaises sont beaucoup plus remplies, et souvent saturées.
La gauche a reproché au Gouvernement de conduire une politique du « tout carcéral ». C'est faux: depuis 2007, les alternatives à l’emprisonnement (+350%) et les centres
éducatifs fermés se sont fortement développés. Ces centres sont un véritable succès, au point que le candidat socialiste, qui les rejetait depuis toujours, s 'est engagé à doubler leur
nombre!
La gauche refuse cependant d'augmenter les places de prison, préférant rendre obligatoires les aménagements de peine et libérer les détenus en surnombre. Mais vouloir à tout prix
relâcher des condamnés pour faire de la plafe et éviter la surpopulation carcérale est non seulement très grave vis à vis des victimes de la délinquance, mais cela met en cause
tous les principes régissant l'accompagnement personnalisé des condamnés dans l'exécution de leur peine. Ce serait extrêmement dangereux et contraire à tous les principes qui guident notre
politique d'education et de réinsertion des détenus.
La gauche est allée jusqu'à voter un "mécanisme de prévention de la surpopulation carcérale qui permettrait de libérer, au petit bonheur la chance et de manière totalement automatique,
arbitraire et aveugle, des prisonniers en fin de peine en surnombre dans les prisons. Ce système est insupportable. Il sera rejetté par l'Assemblée Nationale.
La voie que nous devons choisir est tout autre ; c'est celle du développement des alternatives à l'emprisonnement, y compris les centres éducatifs fermés, et de l'augmentation simultanée
et raisonnable de nos capacités carcérales. Cela permettra de développer l'encellulement individuel et de créer des structures dédiées à l'accueil de ceux qui ont été condamnés à de
petites peines.
C'est ce que nous a proposé le Garde des Sceaux et je soutiens cette réforme, car elle est utile et équilibrée.