ven.
26
avril
2013
lun.
22
avril
2013
dim.
21
avril
2013
sam.
20
avril
2013
Un regard sur les grands enjeux de nos sociétés, en décryptant, avec des intellectuels, des artistes, des témoins, les événements qui se sont passés.
Le samedi 20 avril, P. Bas était un des invités d'Arlette Chabot.
Thème "Hollande en voie de Jospinisation?"
Invité : Philippe BAS, Sénateur de la Manche, secrétaire général de l’Elysée sous Jacques Chirac (de 2002 à 2005). Auteur de « Chirac », éd. L’Archipel (novembre 2012)
mer.
17
avril
2013
jeu.
11
avril
2013
Le débat sur le mariage pour tous se poursuit au Sénat, alors que les opposants au texte continuent de manifester. Philippe Bas, sénateur (UMP) de la Manche et Cécile
Cukierman, sénatrice (CRC) de la Loire, tous deux membres da commission des lois, débattent sur le plateau du journal de 19h.
Alors que la commission d'enquête sur l'influence des sectes dans le domaine de la santé vient de rendre son rapport, le professeur Daniel
Couturier, membre de l'Académie national de médecine, explique pourquoi il est important d'encadrer strictement et de réglementer les "médecines complémentaires", dans le journal de
Michel Grossiord.
mer.
10
avril
2013
Dans toutes les professions, il y a des brebis galeuses. Cela ne signifie pas que chaque profession est pourrie, mais qu’une morale professionnelle, avec des règles et des sanctions, doit être imposée.
C’est encore plus vrai pour la politique car c’est l’activité qui, entre toutes, exige non seulement probité -cela va de soi- mais aussi désintéressement. Un élu n’est pas un professionnel salarié –c’est un Français qui perd son revenu professionnel pour se mettre au service des autres et qui est, de ce fait, indemnisé par la collectivité. Certains gagnaient plus avant d’être élus, d’autres gagnaient moins : l’indemnité est forfaitaire (elle ne dépend pas de ce que l’on faisait avant). Les élus sont des Français dont les revenus sont publics. Ils doivent déclarer leur patrimoine en début et en fin de mandat. Aucune autre activité n’est soumise à de telles exigences –et c’est bien normal !
Je ne m’opposerai pas à ce que les règles soient encore renforcées car j’ai conscience que la confiance des Français est à ce prix. Mais, pour moi, cela ne suffira pas à rétablir la confiance dans la parole politique. Celle-ci est surtout ébranlée par deux choses, liées entre elles : les engagements non tenus, le sentiment de l’impuissance publique.
La situation actuelle en offre malheureusement de nouveaux exemples, même si la gauche, de ce point de vue, n’est pas la seule à avoir répandu les illusions qu’elle s’est ensuite révélée incapable de satisfaire...
-Renégociation du Traité budgétaire européen ? Il a été ratifié sans en changer une virgule !
-La Finance, voilà l’ennemi ? Une loi bancaire qui se contente de mesurettes.
-Protection contre les licenciements économiques ? La réponse est donnée en ce moment même par une loi qui va renforcer la flexibilité.
-Recul du chômage ? Une augmentation de 200 000 demandeurs d’emplois en huit mois.
-Diminution du déficit budgétaire en dessous de 3% du PIB ? On se rapprochera de 4% en 2013.
-Hausse du pouvoir d’achat ? 2012 est la première année de baisse du pouvoir d’achat depuis 20 ans, et ce n’est pas fini : désindexation des retraites, diminution des allocations familiales, augmentation de la TVA en janvier 2014, réflexion sur une éventuelle dégressivité des indemnités de chômage.
Les décisions du Gouvernement ne sont pas toutes mauvaises, loin de là. Mais elles vont exactement en sens contraire des engagements pris par François Hollande. C’est cela, plus que la seule affaire Cahuzac, aussi grave soit-elle, qui décrédibilise le plus la parole politique. Et c’est ici que l’exigence de vérité doit porter en priorité !
mar.
09
avril
2013
ven.
05
avril
2013
jeu.
04
avril
2013

L'Assemblée nationale vient de commettre une véritable injustice à l’égard des enfants handicapés scolarisés. Le projet de loi sur la refondation de l’école voté à l’Assemblée Nationale permettrait désormais à la communauté éducative de l’établissement de se passer de l’accord des parents pour décider de l’orientation de ces élèves fragiles. Je m'y opposerai au sénat.
Il s’agit d’un grave recul des acquis de la loi de 2005 dont Jacques Chirac m'avait confié la responsabilité et que je mets en oeuvre dans la Manche dans une parfaite entente avec les services de l'Education nationale. Cette grande loi de la République voulue par Jacques Chirac affirme le droit à la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire et qui instituait une véritable concertation entre parents et professionnels dans l’élaboration des parcours scolaires adaptés.
L’école de la République doit être l’école de tous. Celle de tous les enfants, mais également celle des parents, qui sont les meilleurs connaisseurs et les premiers éducateurs de leurs enfants.
Ce n’est pas en déscolarisant les enfants handicapés que nous améliorerons leur intégration dans la Cité. Ce n’est pas en refusant le dialogue avec leurs parents que nous aiderons ces familles à assumer leurs lourdes responsabilités.
Il appartiendra au Sénat de corriger cette dérive en la supprimant du texte de loi. C’est pour ma part ce que je proposerai, en défendant la vision d’une école qui soit un lieu d’accueil de la différence et de concertation avec les parents, et qui donne toutes leurs chances aux plus fragiles de nos enfants.